_Programmes d’entrepreneurs algériens à forts potentiels:Les mentors sont Britanniques

 
Par Youcef Salami 

La fondation britannique à but non lucratif Mowgli, spécialisée dans le mentorat des entrepreneurs à forts potentiels, a signé un protocole d’accord avec le réseau d’experts MedafCO-Consulting en vue de réaliser un programme d’encadrement (Mentora) au profit des entrepreneurs algériens. Mowgli et MedafCO-Consulting lanceront trois sessions, en 2012-2013, en vue de former jusqu’à trente six conseillers (Mentors) algériens et encadrer pendant une année trente six entrepreneurs à forts potentiels. Le programme devrait s’étaler sur trois ans, en vue de former deux cent quatre mentors et encadrer deux cent quatre entrepreneurs algériens à forts potentiels, d’ici 2016. Ce programme est financé par le Fonds arabe de partenariat, mis en place par le ministère britannique des Affaires étrangères et du Commonwealth. Depuis 2008, la fondation Mowgli a lancé vingt-et-un programmes réussis de mentorat à travers la région de Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, soutenant 165 entrepreneurs au total ; mais c’est la première fois que Mowgli développe des programmes de mentorat au Maghreb. Le réseau d’experts MedafCO-Consulting, qui va diriger le programme Mowgli-Algérie, est très impliqué dans le soutien et l’accompagnement de l’entreprenariat innovant en Algérie depuis 2009, notamment á travers son programme Alinov  (www.alinov.org). Le lancement officiel du programme Mowgli-Algérie aura lieu aujourd’hui lundi 4 juin 2012, lors d’une cérémonie qui sera organisée à l’Ecole supérieure algérienne des affaires (Esaa), en présence de Tony Bury président de la Fondation Mowgli, du représentant de l’ambassade du Royaume-Uni à Alger et des principaux acteurs publics et privés de l’entreprenariat en Algérie. La coopération algéro-britannique s’est fortement développée ces dernières années, y compris en dehors des hydrocarbures. Il reste toutefois, qu’entreprises algériennes et britanniques pourront faire mieux et travailler davantage sur le partenariat et le soutien technique que les Britanniques pourraient apporter aux sociétés algériennes, notamment aux PME. Peut-être que la fondation Mowgli pensera à mettre en synergie potentiel algérien et potentiel britannique, en tirer le maximum de profit.    

Y. S