La banque Palatine pousse les PME françaises à investir en Algérie

La banque Palatine pousse les PME françaises à investir en Algérie
 

 

 
Encore une fois, les mesures prises dans le cadre de la loi de finances complémentaire pour 2009, visant à limiter les importations, font débat en France. Cette fois-ci, les opérateurs économiques semblent  toutefois prêts à s'adapter à ces nouvelles mesures. Dans ce cadre, la banque française Palatine a organisé récemment à Marseille, un débat portant sur ces mesures dans le but d'informer et rassurer les patrons des PME françaises et les pousser à investir en toute confiance. "Nous avons voulu donner une vision plus claire de la nouvelle loi fiscale algérienne, obligeant notamment les exportateurs à utiliser le crédit documentaire, une technique de paiement plus contraignante où la banque de l'acheteur a un rôle prépondérant. Nous avons également voulu montrer que les relations business France-Algérie ont de l'avenir", a indiqué, à ce propos, Philippe Pettini, directeur de la région Sud-Est de la banque Palatine. La banque Palatine (filiale à 100% de la BPCE) qui va de Nice à Montpellier, possède un réseau de 51 agences (dont 12 dans la région Sud-Est), de ses 7 300 clients PME (2 400 dans la région) et 124 000 particuliers (200 00 dans le Sud), ""L'axe euroméditerranée est un axe important pour nos clients. Nous avons pour vocation d'accompagner les entrepreneurs dans la réalisation de leurs projets" a-t-il encore souligné. Lors de l'exposé de présentation du marché algérien, Abderrahmane Benkhalfa, délégué général de l'association professionnelle des banques et établissements financiers algériens, a tenu à  souligner le faible taux d'endettement extérieur du pays (3% du PIB). Toutefois, l'économie algérienne, reste dépendante de l'extérieur et les importations ont été multipliées par quatre depuis l'année 2000. Arrivent en tête de liste les voitures et les pièces détachées, l'alimentation (dont le lait et le blé), les demi-produits (barres de fer et acier, tubes, tuyaux, profilés), les médicaments et les matériaux de construction. Il a noté que l'Algérie n'a pas été directement touchée par la crise financière mais plutôt frappée par la crise économique à  travers de la chute du prix du baril de pétrole et la baisse des recettes de ses exportations. Le gouvernement algérien a adopté des mesures visant à éviter le déficit commercial avec un contrôle accru des importations. "Nous sommes là pour apporter aux entrepreneurs régionaux nos services et notre savoir-faire," poursuit Philippe Pettini.
Synthèse M. I.
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