algérie sous traitance: S’imposer avant de sous-traiter

algérie sous traitance

 

S’imposer avant de sous-traiter

10-05-2010

Par Samira Imadalou

Le programme quinquennal 2010-2014 sera riche en réalisations. A la lumière des projets annoncés dans ce cadre, le travail à faire s’annonce colossal pour les parties engagées dans ce cadre. Du pain sur la planche, donc, pour les PME, qui ne devraient pas rater l’occasion de se placer sur l’échiquier économique national en jouant sur plusieurs paramètres, notamment la maîtrise des coûts de production et les délais de réalisation. faudrait-il encore s’imposer sur le marché avant de sous-traiter. En parallèle, les pouvoirs publics devraient donner la chance aux entités économiques algériennes de montrer leurs capacités en matière de sous-traitance.


La décision de favoriser les entreprises nationales dans la passation de marchés n’est pas suffisante. Développer la sous-traitance fait également partie des conditions à assurer pour booster la contribution des PME dans la réalisation des méga-projets hors BTPH, qui, selon les spécialistes, rafle 50% du marché de la sous-traitance en Algérie. Un marché qui est toujours à l’état embryonnaire faute d’un programme clair à cet effet. L’annonce de l’installation d’un centre de développement de la sous-traitance en Algérie ne changera en rien si les difficultés financières des entreprises ne sont pas réglées et si les outils de gestion ne sont pas perfectionnés, aussi bien au plan humain que matériel. Arracher une part des 3,5 milliards de dollars, l’estimation donnée au coût du marché de la sous-traitance en Algérie, n’est pas une tâche facile à assurer.


C’est bien d’annoncer l’élaboration d’une étude sur cette activité et l’ouverture d’un centre spécialisé. Mais cela reste insuffisant devant
les capacités que présentent les entreprises étrangères en matière de sous-traitance, surtout devant les besoins exprimés par l’industrie nationale. Des besoins dont la satisfaction nécessite une technicité de haut niveau. Donner un coup de starter à une telle activité en Algérie devrait donc se faire en étroite collaboration entre les pouvoirs publics et les PME. A chacun d’assurer son rôle pour atteindre l’objectif de couvrir au moins 30% du marché de la sous-traitance.

in http://www.latribune-online.com/suplements/economiesup/33643.html