Réorganisation du secteur public marchand : Une réponse à des objectifs stratégiques

Publié le par ouada yazid

D.R

Axe central dans la nouvelle projection en matière de développement industriel avalisée par le conseil des participations de l’Etat (CPE), la reconfiguration du secteur public marchand répond à des objectifs stratégiques.


La démarche, dans l’essentiel, consiste, en effet, à développer les activités à forte valeur ajoutée, à favoriser les partenariats étrangers dans les filières à potentiel avéré et dont les produits sont fortement concurrencés ou massivement importés et, enfin, à privilégier l’option de consortiums par spécialisation. La vision de la ré-industrialisation du pays retenue, ainsi, en tant que priorité dans le plan d’action pour le quinquennat 2015-2019 adopté récemment en conseil des ministres est venue confirmer la détermination de l’Etat de reconstituer l’assise industrielle du pays. La création d’une dizaine de grands groupes industriels devra contribuer à une autonomie réelle des entreprises qui n’auront plus besoin d’intermédiaires sur le marché mais aussi, une liberté de la décision. Il s’agira, entre autres, de reconstituer les filières autour de la société mère qui sera « l’unique interlocuteur de l’actionnaire », ce qui suppose, une concentration des centres de décisions, à ce niveau, dans un souci d’efficacité. Une restructuration qui contribuera aussi à de meilleures « synergies » et « complémentarités », et qui garantirait un « potentiel de déploiement sur les marchés nationaux et internationaux", comme affirmé par le ministre de l’Industrie et des Mines.


Cette approche consacrée à travers une série de mesures introduites dans la prochaine loi de finances pour 2015 a pour objectif premier de consolider la compétitivité des groupes industriels, de permettre l’émergence de filières capables de faire face à la concurrence imposée par les importations.  Le plan d'action du gouvernement pour la prochaine étape a pris en compte cette préoccupation, et consacré, en conséquence, un chapitre pour l’accompagnement des entreprises dans le processus de l’innovation. Le pacte national économique et social de croissance signé par les partenaires de la tripartite, le 23 février dernier, souligne cette nécessité « à appuyer les entreprises dans le cadre des programmes nationaux appropriés afin d’accroître leur efficacité, renforcer la productivité, la compétitivité et l’innovation».
Le document qui constitue une référence en matière d’orientations économiques et sociales, a également souligné cet engagement quant à « assurer une plus grande visibilité de la politique industrielle », autrement dit, une « clarification de la stratégie de l’État », par « l’identification des secteurs prioritaires au maintien de l’investissement public et des secteurs porteurs » susceptibles de bénéficier de l’accompagnement financier de l’État.              
 

 

D. Akila

http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/65691

Publié dans Industrie et PME

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Bencherif Slimane 17/09/2014 22:53


Un modèle de développement industriel, " Indutrialisation par substitution aux importations", qui pourrait résoudre l'équation: Importations en hausse contre ressources financières en baisse.


Ceci etant dit, la nouvelle configuration du secteur public marchand ou plutot la refonte du schéma organisationnel de nos entreprises industrielles réponds effectivement au souci de relance de
la croissance par une réelle autonomie de décistion accompagnée d'obligations de résultats pour les managers en charge de la gestion de ces groupes.


Néanmoins, les pouvoirs publics, devraient au préalable tracer les grandes lignes des pratiques managériales à mettre en oeuvre pour la réussite de cet ambitieux programme opérationnel de
redressement de notre économie.


Le regroupement par spécialisation semble à mon sens incontournable, si nous devons faire face à la concurence des produits d'importation, car, les TPE et PME ne peuvent répondre à ces attentes,
mais elles pourront trouver plan de charges pour leur développement en marges des activités des grands groupes.


Il va sans dire, que les filères à prioriser pour l'accompagnement des fonds publics seront celles à grande valeur ajoutée et connaissants de fortes importations, ceci implique un plan global
et/ou national de financement des investissements industriels, duquel se déclineront au niveau des entreprises opérationnelles les programmes d'aquisitions d'équipements nécessaires à la relance
de la production locale, il est évident que l'équilibre du développement local des territoires soit adéquat.


Il me semble qu'une telle stratégie nécessite une réorganisation des structures décentralisées en charge de l'économie locale, et surtout une forte qualification dans le domaine, pour une mise en
oeuvre rationnelle de ce programme sur le terrain, la formation de l'encadrement dans le management de l'entreprise et des projets devrait à mon avis prendre le pas immédiatement.


Enfin, et pour ne pas occulter les nouveaux types de management éthique, horizontal et participatif, seuls à meme de booster la solidarité collaborative et la créativité des travailleurs
indispensables au développemnt de la compétitivité de l'entreprise, il serait grand temps de préparer nos instituts de formations à l'effet de dispenser ce genre de recyclage et perfectionnement,
car sans ressources humaines qualifiées, cet important plan de développement économique serait compromis.