Ali Kahlane. Expert en TIC -«Obliger les jeunes investisseurs à suivre une formation»

Publié le par ouada yazid

 

| © D. R.

Expert en TIC, Ali Kahlane propose dans cet entretien l’accompagnement des jeunes investisseurs dans les TIC et l’ouverture du marché des TIC de manière à assurer du travail aux start-up.

 

-Quelle évaluation faites-vous des moyens mis en place pour l’investissement dans les TIC pour la création des start- up, notamment sur le plan financier ?


A part l’Ansej qui brasse large et qui arrive bon gré malgré à des résultats quantitatifs probants, le reste des dispositifs est soit totalement absent soit franchement défaillant. L’amélioration des résultats de l’Ansej est très possible et à portée de main avec par exemple la mise en place d’un chèque formation qui obligera le jeune investisseur à prendre une ou plusieurs formations nécessaires au bon fonctionnement de son entreprise. La création d’entreprises ne s’invente pas, les notions de comptabilité, de règles du commerce, du fonctionnement des institutions d’accompagnement sont primordiales.Je pense qu’il faudrait surtout ouvrir le marché des TIC, pour que les start-up aient du travail. Aider l’entreprise pour qu’elle donne du travail aux start-up. Ainsi tout le monde est gagnant.

-Qu’en est-il de l’accompagnement de ces jeunes investisseurs ?


Encore une fois, l’Etat est absent. Seules des associations s’en préoccupent avec des moyens limités très souvent avec l’aide de sponsoring de grands groupes. Cela reste très anecdotique. Comment se fait-il que le fonds de développement des TIC (Faudtic), un fonds spécialement mis en place pour les start-up il y a plus de 5 ans n’ait jamais dépensé ne serait-ce qu’un dinar pour les jeunes qui ont voulu créer leur entreprise. On pourra aussi y envisager un coaching pour un accompagnement technique, sur demande. Si l’idée de Délégation progresse, cela sera plus facile à mettre en œuvre.

-Pensez-vous qu’il y a lieu de mettre en place une structure dédiée aux start-up, à l’image de l’Ansej pour booster ce créneau ?


Cela peut être une très bonne idée. Je reviens à l’idée de la Délégation, qui aurait à suivre, la formation et l’insertion dans la vie professionnelle des spécialistes. La Délégation est «la famille naturelle du numérique. Si la chose se faisait, les fers de lance seraient, l’ESI et le Cerist.

 

Samira Imadalou

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