Promotion des exportations La CACI France prête à externaliser l’entreprise algérienne

Publié le par ouada yazid

"J’œuvrer pour booster l’exportation et parvenir par là même à externaliser l’entreprise algérienne du contexte et du marché algérien", a annoncé M. Kaci Ait Yaâla, président de la Chambre Algérienne de Commerce et d’Industrie France aujourd’hui au Forum d’El Moudjahid. 

 

Pour lui, "il ne faut plus se contenter de viser l’autosuffisance mais de réfléchir à conquérir les marchés étrangers même si le marché local est demandeur". C’est le mode de réflexion que doivent adopter, à la fois, les autorités et les chefs d’entreprises pour réussir à avoir une réelle économie de marché.

L’invité du Forum d’El Moudjahid a précisé que l’Algérie recèle une multitude de produits exportables. Il a cité, à titre d’exemple, les produits agricoles qui sont souvent bio (orange, grenade, datte…), ainsi que ceux  de l’artisanat. Ce qui leur manque, selon lui, c’est surtout la traçabilité, le bon emballage et l’étiquetage, ainsi que la touche marketing pour être vendus et même compétitifs sur les autres marchés.

M. Ait Yaâla souligné que la valeur ajoutée de la CACI France est sa présence sur l’ensemble du territoire français, sa collaboration avec le patronat français (MEDEF et autres), ainsi que sa possession de données (informations, chiffres, lois…) pouvant aider les entreprises algériennes à exporter leurs produits vers la France et d’autres pays. Il a ajouté que les représentations de la CACI au niveau des régions sont prêtes à coacher les jeunes entrepreneurs algériens. Celles-ci sont également en mesure de convaincre les chefs d’entreprises françaises à investir en Algérie, en vue de rendre le produit algérien plus éligible à l’exportation.

A la question relative à la règle 49 - 51% qui serait un frein aux investissements étrangers, l’orateur a répondu qu’elle "n’est en aucun cas une entrave mais que l’entrave est plutôt la pénalisation de l’acte de gestion qui est une réelle menace pour les chefs d’entreprises". Quant à celle relative au droit de préemption - suscitant une polémique ces derniers temps - il trouve que c’est une mesure tout à fait normale et pratiquée par tous les pays du monde, permettant à l’Etat de recouvrer son foncier et de compenser ses facilitations, notamment les exonérations fiscales.

La CACI France est une association de droit français créée le 14 septembre 2014, alors que l’idée de sa création avait muri plusieurs années auparavant. Elle compte, jusque-là, 250 entreprises adhérentes appartenant essentiellement à la diaspora algérienne établie en France et elle envisage d’atteindre 6000 entreprises à la fin 2016. La Chambre est composée de 15 commissions permanentes s’occupant notamment des questions économiques, commerciales, juridiques, ainsi que celles liées à la jeunesse et la société de manière générale et elle est représentée au niveau de toutes les régions de France. 

Lyes Azizi

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