Relance industrielle et gestion rationnelle des ressources

Publié le par ouada yazid

 

 

La tripartite, un évènement important qui se déroule chaque année et qui réunit le gouvernement, la centrale syndicale et le patronat. Pour sa 18e édition, la tripartite a été organisée, mercredi à Biskra, par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, en présence des ministres du gouvernement, des membres de l’UGTA, des chefs d’entreprise, et du Bureau international du travail (BIT).

Le choix de cette wilaya est une «façon de donner un signal fort sur la volonté des pouvoirs publics d’assurer un développement socioéconomique harmonieux et équilibré entre les différentes régions du pays et de faire du Sud et des Hauts-Plateaux le berceau de la relance industrielle et agronomique projetée pour opérer la mue de l’économie nationale», a déclaré le Premier ministre lors de son discours d’ouverture de cette 18e tripartite à Biskra. Cette tripartite, explique Abdelmalek Sellal, «vient couronner un long processus de dialogue sur la situation économique du pays, entamé par le gouvernement avec l’ensemble des forces vives de la nation ». La gestion rationnelle permet de mieux encaisser la chute des prix du pétrole Parmi les différents axes abordés par le Premier ministre, figure la gestion économique. En effet, M. Sellal a affirmé que «la gestion rationnelle des finances publiques et les décisions d’anticipation prises permettent à l’Algérie de mieux encaisser la baisse brutale des prix du pétrole». Le Premier ministre a déclaré que c’est au gouvernement de «transformer cette capacité de résilience en levier de transformation de notre économie vers la création de richesses et d’emplois». En outre, il a expliqué que «la loi de finances pour 2016 ira dans le sens de la croissance et non dans celui de l’austérité car nous avons largement les capacités de résister et de nous améliorer». Face à la contraction des ressources financières, le réflexe primaire ainsi que le calcul froid et cynique prôné par certaines analyses, voulaient que l’on procède de la manière la plus basique : si les revenus ont baissé de 47% sur l’année écoulée, des coupes dans les mêmes proportions doivent être opérées sur les dépenses notamment celles non productives, à savoir les transferts sociaux. Amélioration et préservation du pouvoir d’achat Dans le sillage du développement économique, Abdelmalek Sellal a souligné que l’objectif du gouvernement est d’améliorer et préserver le pouvoir d’achat des Algériens ainsi que la poursuite de l’effort en matière d’action sociale et des programmes dans les domaines de l’emploi, du logement, de la santé et de l’éducation. A cet effet, le Premier ministre a cité plusieurs décisions prises en matière de soutien social, car «nous misons sur le développement de la ressource humaine, seule créatrice de richesses». Rappelant, à ce sujet, pour les 8,5 millions d’élèves scolarisés, 1,5 million d’étudiants dans l’enseignement supérieur, 1 800 milliards de dinars ont été dégagés pour les transferts sociaux, la gratuité des soins et prise en charge de 3 millions de malades chroniques grâce à la carte Chifa. Il a, en plus, cité l’article 87 bis de la loi en rapport aux relations de travail et de redéfinition du SNMG avec la revalorisation de l’indemnité forfaitaire compensatrice pour près de 1,5 million de travailleurs. Développer l’entreprise publique et privée Pour en arriver à une économie émergente, il faut absolument encourager le développement des entreprises. Tel était le point en commun de tous ceux qui étaient présents à la tripartite. Pour sa part, Abdelmalek Sellal a affirmé que l’objectif du gouvernement tourne autour de cela. A ce propos, il a informé que « tous nos efforts et nos capacités sont orientés vers la réunion des conditions d’émergence d’une base productive et industrielle nationale modernes et compétitives à travers l’amélioration de l’environnement de l’entreprise qu’elle soit publique ou privée». La promotion de la production nationale bénéficie désormais, de la réintroduction, à en sa faveur exclusive, explique le Premier ministre, «du crédit à la consommation ainsi que de la mise en place du dispositif des licences d’importation ». Il a également appelé les banques publiques à rationaliser la gestion des crédits à l’économie, et les banques privées à participer à l’effort de développement national et ne pas se cantonner principalement au financement du commerce extérieur. Dans ce cadre, Abdelmalek Sellal a rappelé qu’une procédure simplifiée a été mise en place récemment «pour encadrer la gestion du foncier industriel, ouvert même à l’investissement privé», ajoutant que les walis ont reçu des instructions fermes pour accompagner les projets d’investissement. En résumé, les recommandations de la tripartite ont tourné notamment autour du développement économique du pays. La poursuite des efforts visant à améliorer l’environnement des entreprises, était l’une des recommandations. L’exemple étant de faire confiance aux investisseurs et à développer la capacité d’ajustement des stratégies sectorielles devant stimuler la croissance. A noter aussi, la protection de la stabilité du front social en privilégiant le dialogue, la concertation et la médiation, afin de pérenniser dans un contexte économique difficile, les acquis du modèle social algérien et de réunir les conditions de succès de la relance de l’économie nationale. Enfin, les participants ont réitéré leur satisfaction à l’égard des résultats de la 18e session de la tripartite qui sont de nature à donner une réelle impulsion au développement socioéconomique du pays. Ils ont appelé à l’enrichissement du Pacte national économique et social de croissance à la lumière des développements survenus depuis sa conclusion.

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Publié dans Tripartite 2015

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