La Coface estime la croissance de l’Algérie à 3,8% en 2015

Publié le par ouada yazid

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‘‘S’appuyant sur le lancement par l'Algérie, en 2015, d’un nouveau programme d’investissements publics sur cinq ans, d’un montant équivalant à 262,5 milliards de dollars”, la Coface a estimé la croissance économique de l’Algérie à 3,8%, cette année.

http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/84262

 

principaux Indicateurs économiques de l'Algérie selon la COFACE

  2012 2013 2014 (e)  2015(p)
Croissance PIB (%) 3,3 2,8 4,1 2,6
Inflation (moyenne annuelle) 8,9 3,3 2,9 4,0
Solde budgétaire / PIB (%) -4,1 -0,8 -6,2 -12,5
Solde courant / PIB (%) 5,9 0,4 -4,3 -15,7
Dette publique / PIB (%) 10,0 8,3 8,8 13,6

 

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • †  Importantes réserves de pétrole et de gaz.
  • †  Potentiel dans les domaines des énergies renouvelables et du tourisme.
  • †  Situation financière extérieure solide (très faible endettement extérieur, importantes réserves de change).

POINTS FAIBLES

  • †Forte dépendance aux hydrocarbures et problèmes d’utilisation de cette rente.
  • †Taux de chômage élevé des jeunes.
  • †Poids excessif du secteur public.
  • †Lourdeurs bureaucratiques, faiblesses du secteur financier et environnement des affaires problématique.
 
 

appréciation du risque

Un ralentissement de la croissance en raison de la faiblesse du prix des hydrocarbures.

La croissance algérienne devrait connaitre un net ralentissement en 2015. La baisse des cours des hydrocarbures au second semestre 2014 affecte directement l’économie du pays dont le secteur de l’énergie représente plus de 36 % du PIB et assure 97 % des exportations. Après avoir renouer avec une croissance positive en 2014, l’activité du secteur des hydrocarbures devrait se contracter en 2015. Ainsi, les exportations en pétrole et en gaz ont fortement diminué. Elles enregistrent une baisse de 23,7 % au quatrième trimestre 2014. Malgré une légère remontée des prix du pétrole depuis février 2015, la contraction des exportations devrait se poursuivre l’année en 2015. L’économie hors hydrocarbure devrait également subir le contre coups lié à la baisse des cours à cause d’un ralentissement des investissements publics. La consommation des ménages devrait néanmoins rester soutenue en partie grâce à la réforme du crédit à la consommation pour les produits algériens et demeurera l’un des principaux leviers de croissance. Face à un risque de ralentissement prolongé, les autorités algériennes ont entrepris certaines mesures visant à limiter les effets de la baisse des prix des hydrocarbures dont la poursuite des dépenses publiques à vocation sociales et une réforme de la fiscalité des entreprises du secteur privé.

 

Situation budgétaire difficile et dégradation du compte courant

Le déficit public devrait s’aggraver en 2015 sous l’effet conjugué d’un maintien des dépenses budgétaires sur le premier semestre 2015 et d’une contraction des recettes estimée à 10 % en 2015. Pour répondre à cette diminution des recettes pétrolières, les autorités prévoient une rationalisation des dépenses publiques tout en maintenant leur soutien au secteur privé à travers un allègement de la fiscalité des entreprises. Bien qu’elle ait augmentée en 2015, la dette publique algérienne reste faible et soutenable.

Les comptes extérieurs devraient également souffrir de la baisse des recettes d’exportations doublement pénalisées par la baisse du prix des hydrocarbures et par la diminution des quantités exportées. Parallèlement, les importations de biens ont poursuivi leur progression en 2014, en particulier les importations en biens d’équipements industriels et en produits alimentaires. Néanmoins, afin de compenser la baisse des recettes d’exportations, les autorités envisagent d’introduire des licences d’importations sur les produits qui pèsent le plus sur la balance commerciale (ciment, véhicule). Le pays peut toutefois se reposer sur ses importantes réserves de change (un peu moins de trois ans d'importations).

Remaniement ministériel en mai 2015

Après quinze ans à la tête de l’Etat, le président Abdelaziz Bouteflika, âgé de 77 ans, a été réélu mi-avril 2014 pour un quatrième mandat de cinq ans. A la suite de cette élection, un premier gouvernement dirigé par le premier ministre Abdelmalek Sellal a été nommé. Cependant, dans un contexte de difficultés économiques, le président Abdelaziz Bouteflika a procédé à un remaniement ministériel important en mai 2015 celui-ci a conduit à la nomination d’une dizaine de nouveaux ministres dont certains touchant des secteurs clés (à l'instar des Finances, de l'Energie et de l'Enseignement supérieur). Le président a en outre procédé à des changements à la tête des grandes entreprises et des institutions publiques algériennes dont la Sonatrach, la Direction générale des Douanes, Air Algérie et la Banque Nationale Algérienne. Par ailleurs, dans le but de soutenir et de promouvoir les industries nationales, les restrictions concernant les importations et les investissements étrangers ont été reconduites. Des modifications ont été cependant apportées au statut des entreprises à responsabilité limitées dont les dispositions ont été allégées en vue de promouvoir la création d’entreprise.

Si la situation sécuritaire semble s’être relativement améliorée, l’activisme de groupes islamistes radicaux et l’instabilité se sont intensifiés aux frontières désertiques de l’est et du sud du pays en raison de la résurgence du conflit libyen.

http://www.coface.fr/Etudes-economiques-et-risque-pays

 

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