17e réunion tripartite : Contexte et enjeux différents

Publié le par ouada yazid

 

D.R

La réunion tripartite, prévue à Biskra mercredi prochain, intervient dans un contexte particulier. Certes, les conditions ne sont pas nouvelles, le pays ayant connu par le passé des difficultés plus complexes suite à la crise pétrolière de 1986, mais, cette fois, les enjeux sont différents.

Il s’agit pour le gouvernement d’œuvrer au maintien du niveau de croissance, et de consolider les acquis socioéconomiques, comme garants de la stabilité du pays dans cette phase de crise. Les défis sont majeurs tant il sera question d’opérer sur deux fronts, celui de la société appelée à être « compréhensive » de la situation, et de la sphère économique, sollicitée à faire preuve davantage d’engagement vis-à-vis des objectifs de développement. « Il reste au monde du travail et au patronat national, public et privé, à se donner la main pour une stabilité sociale indispensable, pour une mise en valeur des potentialités nationales importantes dans tous les domaines, et pour faire franchir à l’économie nationale des étapes supplémentaires en matière de productivité et de compétitivité», a souligné, à ce propos, le Chef de l’Etat, lors du dernier Conseil des ministre. Le Président de la République qui a fait part de la gravité de la situation, conséquemment à la contraction des recettes du pays, a recommandé que la prochaine tripartite « soit l’occasion d’un sursaut à la hauteur de la conjoncture et des enjeux nationaux ». Le Président, qui a rassuré que  l’Algérie continuera à consacrer près de 40% de ses dépenses à l’investissement public, et plus de 20% de son budget au développement humain et au bien-être des familles, en dépit de la chute de près de 50% de ses revenus tirés des hydrocarbures, a également rappelé que l’engagement en matière d’encouragement à l’investissement, « est une option stratégique de l’Etat », mais que « son maintien exige un retour en production de biens et de services pour réduire les importations et procurer de nouvelles recettes d’exportations et en création d’emplois ». En somme, il va falloir aller vers « « une relation gagnant-gagnant entre l’Etat et les agents économiques » ce qui suppose que les acteurs économiques devront impérativement s’inscrire dans cette logique de partenariat avec les pouvoirs publics pour la concrétisation des objectifs économiques. De ce fait, le Chef de l’Etat aura donné le ton par rapport à l’ordre du jour de la prochaine tripartite. Cela entend que le patronat sera invité à transcender le cap des revendications pour adhérer aux attentes du gouvernement en ce qui concerne les moyens de relancer la production nationale, de resituer le rôle de l’entreprise dans la dynamique économique, et d’optimiser le potentiel national de croissance, seuls déterminants d’un développement durable.
D. Akila

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