Management des 12 groupes du secteur public industriel -La feuille de route avalisée

Publié le par ouada yazid

 

La réorganisation du secteur public marchand industriel entame sa deuxième phase. Après l’installation des 12 nouveaux groupes industriels le 23 février dernier, l’heure est à l’établissement d’une feuille de route devant aboutir à des groupes entièrement autonomes et opérationnels dans un délai de trois mois.

Lors d’une rencontre réunissant, jeudi dernier, le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb, et les dirigeants de ces groupes industriels, une feuille de route a été validée et ordonnancée autour de huit actions dont la plus importante est la préparation du plan d’actions de chacun des groupes industriels et des mesures d’accompagnement, lesquels devront être présentés devant le Conseil des participations de l’Etat (CPE) au plus tard le 30 juin prochain. Le ministre a souligné que le plan d’actions « doit définir le périmètre final du groupe industriel, présenter une situation de la mise en œuvre des plans de développement, une stratégie de déploiement et de croissance corporative retenue, des objectifs organisationnels, de vente, de rentabilité et de croissance pour les 5 ans à venir, l’organisation retenue par le groupe industriel et les axes du plan de restructuration pour construire ladite organisation, l’expression des besoins en appui pour la mise en place de la nouvelle configuration, le projet de business plan quinquennal et, enfin, un calendrier de déploiement avec indication des résultats visés et attendus pour chaque action et chaque étape ». « Pour ce faire, ces groupes vont pouvoir s’appuyer sur toute l’expertise qu’ils jugeront utile de solliciter afin de mener les études nécessaires à la formulation des plans d’actions. » Bouchouareb a insisté sur l’implication de tous les travailleurs, de l’ouvrier au plus haut dirigeant, « pour créer une dynamique et un mouvement d’ensemble convergeant vers les objectifs tracés pour faire émerger des groupes leaders dans leurs domaines d’activité ». La communication interne est plus que recommandée, a-t-il précisé.

Les managers face à l’obligation de résultat
Le ministre a précisé que les managers auront, certes, l’autonomie totale de gestion mais cela n’empêcherait pas de les mettre devant l’obligation des résultat. Du coup, il a été clair en soulignant que les mauvais gestionnaires seront remplacés. « Nous voulons apporter la réelle autonomie aux entreprises publiques. C’est fini le tutorat. La gestion doit changer. Il n’est plus question de continuer avec l’ancienne méthode de gestion, selon laquelle, c’est la même personne qui prend les décisions, qui gère et fait le contrôle. Cette situation doit changer », a-t-il mentionné. Bouchouareb a, en guise de réponse à un journaliste lors d’un point de presse, précisé dans le même contexte que le manager peut prendre des risques dans sa gestion. « Nous ne pénalisons pas l’acte de gestion mais la fraude. Prendre des risques est une chose mais voler en est une autre », a-t-il soutenu. Selon lui, tout est préparé pour que cette opération de restructuration du secteur marchand industriel soit une réussite. Sur le plan financier, le ministre a fait savoir que sur l’enveloppe globale de 12 milliards de dollars que l’Etat a consacré pour le secteur public en 2010, seulement trois milliards ont été consommés. Le reste sera dégagé pour ces groupes industriels qui devront œuvrer à la réalisation des objectifs que le gouvernement leur a tracés, que ce soit en termes de production ou de création de valeur ajoutée. Le ministre a informé que la mise en œuvre de la feuille de route sera évaluée régulièrement avec chacun des groupes, précisant qu’un point d’évaluation global est programmé à la fin du mois de mai. Les 12 groupes industriels mis en place portent pour sept d’entre eux sur les filières de l’agro-industrie, des industries chimiques, des équipements électriques, électrodomestiques et électroniques, des industries locales, de la mécanique, des industries métallurgiques et sidérurgiques et des textiles et cuirs. Les cinq groupes existants sont : la Société nationale des véhicules industriels, le Groupe industriel des ciments d’Algérie, le groupe pharmaceutique Saidal, Société nationale des tabacs et allumettes et de Manadjim El-Djazaïr.

Wassila Ould Hamouda

http://www.horizons-dz.com/?La-feuille-de-route-avalisee

Publié dans Industrie et PME

Commenter cet article